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Rénovation

Humidité et remontées capillaires : identifier avant de traiter

C'est le problème le plus fréquent du bâti ancien normand, et celui sur lequel se vendent le plus de traitements inutiles. Le diagnostic compte plus que le remède.

Reconnaître des remontées capillaires

Le signe caractéristique est une bande humide qui part du sol et s'arrête à hauteur régulière, généralement entre 50 cm et 1,50 m. Elle s'accompagne souvent de salpêtre, ce dépôt blanc pulvérulent, et d'un enduit qui cloque ou se décolle par plaques.

Si l'humidité vient du haut ou forme des auréoles localisées, ce n'est pas capillaire : cherchez plutôt une infiltration de toiture, une gouttière percée ou un défaut d'étanchéité.

Les causes réelles

Les murs anciens n'ont pas de coupure de capillarité : l'eau du sol monte par les pores de la maçonnerie. Le phénomène est aggravé par trois erreurs très répandues en rénovation :

Ce qui fonctionne

D'abord supprimer les causes : dégager le pied de mur, rétablir un drainage, remplacer l'enduit ciment par un enduit à la chaux perspirant. Dans beaucoup de cas, cela suffit à faire reculer le problème.

Si les remontées persistent, l'injection d'une barrière chimique dans le mur peut être envisagée, mais c'est une solution lourde, coûteuse, et qui échoue si les causes n'ont pas été traitées avant.

Méfiez-vous des promesses

Les boîtiers électromagnétiques dits d'inversion de polarité sont vendus cher et n'ont jamais démontré d'efficacité sérieuse. Avant d'engager la moindre dépense, faites établir un diagnostic par un professionnel qui ne vend pas le traitement qu'il préconise.