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Rénovation

Fissures dans un mur : lesquelles sont graves ?

Toutes les fissures ne se valent pas. Certaines sont sans gravité, d'autres annoncent un mouvement de structure. Voici comment faire la différence avant d'appeler.

Les microfissures : presque toujours bénignes

Inférieures à 0,2 mm, superficielles, elles affectent l'enduit et non la maçonnerie. Elles apparaissent avec le retrait du mortier ou les variations de température. Un simple traitement lors du prochain ravalement suffit.

Les fissures en escalier : à surveiller de près

Elles suivent les joints entre les parpaings ou les briques et dessinent un escalier. Elles traduisent un mouvement différentiel du bâtiment, souvent lié à un tassement de fondation.

Dans le Calvados, la cause la plus fréquente est le retrait-gonflement des argiles : le sol se rétracte en été sec, gonfle en hiver humide, et la maison travaille. Les épisodes de sécheresse des dernières années ont multiplié les cas.

Les lézardes : intervention nécessaire

Au-delà de 2 mm, traversantes, parfois visibles de l'intérieur, elles signalent un problème structurel réel. Si une porte ou une fenêtre se met à coincer en même temps, le diagnostic ne fait plus guère de doute.

Le test à faire chez vous

Collez une bande de plâtre ou un témoin en verre à cheval sur la fissure, datez-le, et observez pendant plusieurs mois. S'il casse, la fissure est évolutive et il faut faire intervenir un professionnel. S'il reste intact au bout de six mois, le mouvement est stabilisé.

Photographiez également la fissure avec une règle posée à côté, à intervalles réguliers. Ces éléments sont précieux si vous devez engager une déclaration de catastrophe naturelle sécheresse auprès de votre assurance.

Ne jamais se contenter de reboucher

Mastiquer une fissure évolutive ne règle rien : elle réapparaît en quelques mois, souvent ailleurs. Il faut d'abord traiter la cause — reprise en sous-œuvre, drainage, agrafage de la maçonnerie — puis refermer.